L’évolution comme grille de lecture du monde
Les concepts de biologie évolutive ont une large portée explicative, présentée ici à travers plusieurs exemples. Ils permettent de comprendre l’anatomie comme le résultat d’une longue histoire évolutive, faite d’adaptations, de hasard, de contingences et de compromis. Les concepts de variation et de sélection naturelle éclairent des pratiques humaines (médicales et agricoles) et certaines de leurs conséquences.
Savoirs
Les structures anatomiques présentent des
particularités surprenantes d’un point de vue
fonctionnel, pouvant paraître sans fonction avérée ou
bien d’une étonnante complexité. Elles témoignent de
l’évolution des espèces, dont la nôtre. Les caractères
anatomiques peuvent être le résultat de la sélection
naturelle mais certains sont mieux expliqués par
l’héritage de l’histoire évolutive que par leur fonction.
L’évolution permet de comprendre des phénomènes
biologiques ayant une importance médicale.
L’évolution rapide des organismes microbiens nécessite
d’adapter les stratégies prophylactiques, les vaccins et
les antibiotiques.
Depuis la révolution agricole, la pratique intensive de la
monoculture, la domestication et l’utilisation de produits phytosanitaires ont un impact sur la
biodiversité et son évolution.
Savoirs-faire
Expliquer l’origine d’une structure anatomique en
mobilisant les concepts de hasard, de variation, de
sélection naturelle et d’adaptation (exemple de l’œil).
Interpréter des caractéristiques anatomiques
humaines en relation avec des contraintes historiques
(comme le trajet de la crosse aortique), des
contraintes de construction (comme le téton
masculin), des compromis sélectifs (comme les
difficultés obstétriques) ou des régressions en cours
(comme les dents de sagesse).
Mobiliser des concepts évolutionnistes pour expliquer
comment des populations microbiennes pourront à
longue échéance ne plus être sensibles à un vaccin (ou un antibiotique) ou comment l’utilisation de produits
phytosanitaires favorise le développement de
ravageurs des cultures qui y sont résistants.